Philosophie et pensée chinoises : essentiels pour mieux parler le chinois mandarin

Tout le monde a entendu parler de Confucius, du taoïsme, du yin et du yang. Dans cette partie, il ne s'agit pas de devenir des érudits sur ces sujets immenses mais de comprendre l'influence de la philosophie chinoise sur le mandarin et sur la manière de s'exprimer en Chine. Cette thématique explorera les idées, les valeurs et les différentes approches qui façonnent encore aujourd'hui et façonneront toujours la manière de s’exprimer en chinois.

Source : MandarinMaster

Introduction

Pourquoi la philosophie chinoise est indissociable de la langue chinoise

Apprendre le chinois mandarin ne consiste pas uniquement à mémoriser des caractères, à maîtriser le pinyin ou à appliquer correctement des règles de grammaire. Comme pour la culture et la société chinoises, la philosophie et la pensée chinoises constituent un socle fondamental pour comprendre comment les Chinois pensent, parlent et interagissent entre eux et avec le monde entier.

La langue chinoise est profondément marquée par des concepts philosophiques anciens : harmonie, voie, équilibre, hiérarchie, cycle, transformation. Ces notions, qui sont vécues très concrètement par les Chinois, influencent leur manière de raisonner, de structurer un discours, de prendre une décision ou d’exprimer une émotion. Sans un minimum de compréhension de ces idées, certaines expressions chinoises vous resteront opaques, et de nombreux comportements pourront vous sembler déroutants.

Cet article qui complète notre article consacré à la culture et à la société chinoises, vous propose une vision synthétique et accessible des grandes philosophies chinoises, de leurs textes fondateurs et de leur influence encore très actuelle.

👉 Voir notre article - Comprendre la culture et la société chinoises

Les fondements de la pensée chinoise

Les philosophies chinoises fondatrices

La pensée chinoise ne repose pas sur un système unique, mais sur un ensemble de courants complémentaires qui se sont développés, opposés, puis mutuellement enrichis au fil des siècles.

Laozi et le taoïsme : suivre la voie

Laozi (老子, Lǎozǐ), dates incertaines au 6èmesiècle av. J.-C., est le fondateur du taoïsme, une philosophie centrée sur l’idée de Tao (道), la Voie. Il serait l’auteur d’un ouvrage de référence en chine : le Dao De Jing (道德经), littéralement le Livre de la Voie et de la Vertu.

Contrairement au confucianisme dont nous allons parler après, le taoïsme prône :

  • le non-agir (无为, wúwéi), non pas rien faire mais laisser faire et advenir,
  • la simplicité,
  • l’adaptation,
  • l’harmonie avec la nature.

Cette pensée influence profondément la langue chinoise, notamment à travers les métaphores naturelles et l’importance accordée à l’équilibre plutôt qu’à la confrontation.

Confucius et le confucianisme : ordre moral et société

Confucius (孔子, Kǒngzǐ), 551-479 av. J.-C., est sans doute le penseur chinois le plus connu et influent. Il n’aurait pas écrit lui-même de livres : il enseignait et ce sont ses disciples qui ont recueilli ses enseignements après sa mort dans les Entretiens de Confucius 论语. Sa philosophie n’est pas une religion mais un système éthique et social qui vise à instaurer l’harmonie dans une société divisée.

Cette pensée, appelée le confucianisme, met l’accent sur :

  • la morale individuelle,
  • le respect des rites,
  • la hiérarchie sociale,
  • la piété filiale,
  • l’éducation,
  • et l’exemplarité.

Ces principes expliquent de nombreux aspects de la communication en chinois : le respect des aînés, l’importance des titres, le langage indirect, le sens du devoir, etc. Comprendre Confucius, c’est mieux comprendre pourquoi la société chinoise accorde autant d’importance à l’ordre, à la stabilité et à la continuité.

👉 Voir notre article - Confucius : le Sage qui a façonné la pensée chinoise

Mozi et le mohisme : l’amour universel

Mozi (墨子), environ 470-391 av. J.-C., est moins connu en Occident, mais son influence a été importante dans la Chine ancienne. Il prônait l’amour universel, l’utilité sociale et le rejet du luxe excessif.

Le mohisme introduit une vision pragmatique et égalitaire qui contraste avec la hiérarchie et le ritualisme confucéens. Certaines idées modernes d’efficacité et de mérite trouvent ici leurs racines.

Le bouddhisme chinois : transformation intérieure

Introduit depuis l’Inde, le bouddhisme s’est profondément sinisé. Le bouddhisme chinois met l’accent sur :

  • l’impermanence,
  • la souffrance,
  • la compassion,
  • et la libération de l’attachement (le non-attachement).

Il a enrichi la langue chinoise de nombreux concepts liés à la méditation, au vide et à l’éveil, encore très présents dans le vocabulaire moderne.

Les systèmes symboliques et la cosmologie chinoise

La pensée chinoise repose sur une vision du monde dynamique, cyclique et symbolique.

Le Yin et le Yang

Le Yin et le Yang (阴阳) représentent deux forces opposées mais complémentaires. Rien n’est totalement yin ou totalement yang : tout est mouvement, transformation et équilibre.

Ce principe est fondamental pour comprendre la logique chinoise qui se refuse à toute confrontation. Nous la retrouvons dans la langue, la médecine, la stratégie et la philosophie.

Le Qi : énergie vitale

Dans la pensée chinoise, le Qi (气), qui veut dire souffle, est l’énergie qui traverse toute chose. Il circule dans le corps, dans la nature et dans l’univers. Une grande partie du vocabulaire chinois est liée à cette notion centrale.

Les cinq éléments chinois

Les cinq éléments (五行, wǔxíng) – bois, feu, terre, métal, eau – ne sont pas des substances comme les 4 éléments de la philosophie grecque, mais des processus. Ils décrivent les cycles de transformation du monde.

Ils structurent :

  • la médecine chinoise,
  • l’astrologie,
  • la musique,
  • la stratégie,
  • la pensée symbolique.

👉 Voir notre article - Comment les 5 éléments chinois enrichissent notre apprentissage du chinois

Les cycles temporels

La pensée chinoise conçoit le temps comme cyclique plutôt que linéaire. Cette vision influence le calendrier chinois, l’astrologie et la manière d’envisager le changement.

Textes classiques et grands penseurs

Le Livre des Mutations (易经, Yìjīng)

Le Livre des Mutations est l’un des textes les plus anciens et les plus influents de la pensée chinoise. Il repose sur l’idée que le monde est en perpétuelle transformation. Il s’appuie sur le jeu du yin et du yang, représentés par des traits pleins et brisés qui forment 64 hexagrammes.

Ces hexagrammes sont encore utilisés pour la réflexion, la stratégie et la prise de décision.

Le Classique de la Voie et de la Vertu (道德经)

Ce livre, attribué à Laozi, d’environ 5000 caractères répartis en 81 chapitres, propose une vision du monde fondée sur le Dao (道), la Voie naturelle qui régit l’univers. Le non-agir (无为) n’est pas l’inaction sur un transat mais l’action en accord avec le cours naturel des choses. La vertu c’est la simplicité, l’humilité et le détachement face au pouvoir et aux désirs excessifs. Le pouvoir doit gouverner sans contrainte et l’homme vivre sans forcer.

Il a profondément influencé, et influence encore profondément, la langue, la poésie et la pensée chinoises.

François Cheng : passeur entre deux mondes

François Cheng, est un écrivain, poète et académicien français né en Chine en 1929. Arrivé en France dans les années 1950, il a choisi d’écrire en français, langue qu’il maîtrise avec une grande sensibilité poétique. Son œuvre très riche explore le dialogue entre la pensée chinoise et la culture occidentale. Il s’est fait connaître par ses essais sur l’art, la poésie et la spiritualité chinoise, notamment autour du taoïsme et du confucianisme. Il accorde une place centrale à la beauté, au souffle vital (气) et à l’harmonie du monde. Il est également l’auteur de romans et de recueils de poésie largement salués.

Voici 3 ouvrages majeurs :

·     Vide et Plein : essai sur l’esthétique chinoise (notions du souffle et du vide créateur)

·     Le Dit de Tianyi : roman initiatique sur l’histoire de la Chine moderne

·     Cinq médiations sur la beauté : la beauté comme expérience spirituelle

En 2002, il est élu à l’Académie française, devenant le premier membre d’origine chinoise à y siéger. Son œuvre contribue à bâtir un pont durable entre la Chine et la France.

👉 Voir notre Article - François Cheng : pont vivant entre la Chine et la France

Vision chinoise du monde et conception chinoise de la vie

Vie morale, symboles et société

La notion chinoise de vie morale

La pensée chinoise insiste sur l’amélioration de soi comme fondement d’une société harmonieuse. La vie morale est comme une harmonie à construire entre l’individu, la société et l’ordre du monde. Elle repose sur la « cultivation de soi » à-travers des vertus comme la bienveillance (仁), la droiture (义) et le respect des rites (礼).

Dans une vision confucianiste, être moral ne consiste pas à obéir à une loi abstraite mais à adopter une conduite juste dans chaque relation humaine. La morale est relationnelle et sociale.

Dans le taoïsme, il s’agit de suivre la voie naturelle, sans contrainte ni artificialité.

Ces deux visions se rejoignent dans la notion d’équilibre intérieur.

Comprendre le double bonheur (囍)

Le double bonheur (双喜), que nous pouvons voir aussi sous cette forme (囍) sur de nombreuses assiettes dans lesr estaurants chinois, est un symbole majeur de la culture chinoise. Il est associé à la joie partagée et à l’union harmonieuse : le vrai bonheur se démultiplie lorsqu’il est vécu à deux. Il est souvent écrit en rouge, symbole du bonheur et de la chance.

👉 Voir notre Article - Le double bonheur : symbole chinois intemporel

Harmonie(和) et équilibre (平衡)

L’harmonie (和) est une valeur centrale de la pensée chinoise. Ce n’est pas une absence de conflit mais un accord dynamique entre des éléments différents. Elle ne signifie pas uniformité mais coexistence des différences et s’applique non seulement à l’ordre social mais au lien entre l’homme et la nature. C’est une notion très utilisée aussi dans tous les discours politiques.

Dans la pensée chinoise, l’alternance des forces contraires (阴阳) assure la vitalité. Cet équilibre n’est pas figé : il se construit par des ajustements continus face aux changements et se manifeste par la modération et la mesure dans les comportements humains. C’est une condition essentielle de l’harmonie, de la santé et de la sagesse.

La notion de Voie (道)

Le Tao, la Voie, n’est pas un chemin imposé, mais une direction naturelle à suivre. C’est le principe fondamental qui ordonne tout l’univers et guide la conduite humaine. Le Tao invite à agir sans forcer (无为,无不为), en respectant le rythme naturel des choses. Suivre la Voie, aussi bien dans une vision taoïste que confucianiste, c’est chercher la justesse plutôt que la domination.

La famille, les ancêtres et la transmission

La place de la famille en Chine

Dans la pensée chinoise, la famille occupe une place centrale : elle est le fondement de l’ordre social, le premier lieu de l’apprentissage moral. C’est au sein de la famille que l’individu se forme, par ses relations avec ses parents. Chez Confucius, l’harmonie familiale est la base de l’harmonie de la société tout entière. La piété filiale () envers les parents et les ancêtres est considérée comme une vertu essentielle. Au sein de la famille, les rôles sont clairement définis et reposent sur la responsabilité, la hiérarchie et la réciprocité. C’est le lieu privilégié de la transmission des valeurs, de la mémoire et des rites. Elle relie les vivants aux générations passées à travers le culte des ancêtres. Encore aujourd’hui, la famille reste un pilier majeur de la culture chinoise, influençant les choix personnels, sociaux et professionnels.

Le culte des ancêtres (祭祖)

Dans la pensée chinoise, les ancêtres (祖先) continuent d’influencer la vie des vivants. Ils méritent respect et gratitude. Le culte des ancêtres se manifeste, encore de nos jours, par des rites, des offrandes de nourriture, d’encens (香) ou de papier rituel (纸钱), surtout lors de la fête de Qingming (清明节). Ce culte renforce le sentiment d’appartenance à une lignée et assure la continuité entre passé, présent et futur. Même si l’autel des ancêtres est présent dans beaucoup de maisons, ce culte n’est pas religieux au sens propre du terme. C’est un devoir moral et social.

Le rapport à la vie et à la mort en Chine

Le rapport à la mort (死) en Chine est profondément enraciné dans l’histoire, la philosophie et les traditions culturelles du pays. Contrairement à certaines sociétés occidentales où la mort est souvent perçue comme une rupture définitive, la culture chinoise considère la vie et la mort comme deux facettes complémentaires d’un même cycle. La mort n’est pas simplement un événement biologique, mais un passage symbolique qui relie les vivants aux ancêtres et aux générations futures.

Comprendre ce rapport vous permet de mieux appréhender la manière dont les Chinois vivent, célèbrent et honorent leurs défunts, tout en influençant leur perception du temps, de la famille et de l’existence.

 

👉 Lire notre article - Regard chinois sur la vie et la mort

Héritage, actualité et malentendus

Applications modernes de la pensée chinoise

L’Art de la guerre de Sun Tzu

L’Art de la guerre (孙子兵法) est un traité militaire vieux de 2500 ans. C’est surtout un manuel de stratégie qui continue d’influencer de nos jours les dirigeants, les entrepreneurs, les coachs et même les joueurs d’échecs. Écrit par Sun Tzu (孙子), général chinois et maître tacticien, les principes de cet ouvrage sont simples, universels et terriblement efficaces. Il enseigne que la vraie victoire ne passe pas toujours par le combat, mais par l’intelligence, l’anticipation et le contrôle de soi. Un vrai manuel de référence pour celles et ceux qui veulent apprendre la stratégie, la prise de décision, et la gestion des conflits.

👉 Voir notre article - L'Art de la guerre de Sun Tzu : leçons intemporelles pour le management et la vie

Management "à la chinoise" vs "à la française"

En France, les managers sont habitués à structurer leur réflexion de manière logique et progressive, en suivant un enchaînement d’étapes clairement définies et organisées de manière linéaire. En Chine, au contraire, la pensée s’appuie davantage sur une vision d’ensemble où chaque élément est interconnecté. Cette divergence influence profondément les modes de management, la prise de décision et la gestion des relations professionnelles.

Comprendre ces différences est essentiel pour quiconque souhaite travailler efficacement avec des partenaires chinois ou manager une équipe chinoise. Apprendre la langue chinoise, c’est aussi adopter une nouvelle manière de penser et de communiquer qui devient un atout considérable dans le management d’une équipe.

 

👉 Voir notre Article - Management en Chine / en France : pensée circulaire vs linéaire

Erreurs fréquentes, a priori et stéréotypes chez les francophones

«Les Chinois pensent tous pareil »

La Chine est un pays immense, avec une grande diversité de régions, d’histoires locales, de langues, de générations et d’expériences individuelles. Oui, les traditions confucéennes, taoïstes ou bouddhistes ont façonné depuis des millénaires un socle culturel commun. Oui, la Chine est gouvernée par une autorité politique puissante. Oui, les Chinois sont plus attachés à l’harmonie collective qu’à leur propre épanouissement personnel.

Mais ils ne pensent pas tous la même chose. Ils ont une grande capacité à s’adapter aux contextes dans lesquels ils habitent, mènent des vies extrêmement variées, perçoivent leur avenir différemment. Les pays occidentaux ont tendance à homogénéiser les Chinois par simplification mais il suffit de passer quelques semaines localement pour comprendre que si l’on peut parler de la pensée chinoise, les Chinois pensent différemment.

Confondre philosophie et religion

Beaucoup de francophones abordent Confucius ou Laozi comme des figures religieuses. Or, le confucianisme et le taoïsme sont avant tout des systèmes de pensée et de pratique. Cette confusion entraîne souvent des malentendus dans l’interprétation de concepts comme le rite, la morale ou le Tao.

Interpréter un non-dit comme un manque d’opinion

Dans la communication chinoise, le silence ou l’ambiguïté ne signifient pas absence d’avis. Les Chinois n’expriment pas frontalement les choses pour préserver ce qu’il y a de plus important pour eux : l’harmonie (和). Il y a silence pour laisser place à l’observation, à l’écoute, à la réflexion. Viendra le moment opportun pour dire ou agir.

Appliquer une logique occidentale à des concepts chinois

Des notions comme le Yin et le Yang, le Qi ou les cinq éléments sont parfois mal comprises car interprétées de manière statique. Or, ces concepts sont dynamiques, relationnels et évolutifs. Les comprendre comme des catégories fixes est une erreur fréquente.

FAQs

Quelle est la différence entre le Confucianisme et le Taoïsme ?

La différence principale entre ces deux courants de pensée réside dans leur approche de l'ordre du monde et du rôle de l'individu.

Le confucianisme est une philosophie sociale et morale. Il s'intéresse à la manière dont l'être humain doit se comporter en société et met l'accent sur :

  • la hiérarchie harmonieuse,
  • la piété filiale,
  • les devoirs relationnels,
  • la stabilité politique et sociale.

Le taoïsme, en revanche, invite la personne à s'accorder au mouvement naturel du monde. Il est centré sur :

  • l'harmonie avec la nature,
  • le principe du Tao (la Voie),
  • le non-agir (wu wei),
  • la spontanéité.

En réalité, ces deux courants ne s'opposent pas : ils se complètent et ont coexisté pendant plus de deux millénaires dans la pensée chinoise.

La philosophie chinoise est-elle une religion ?

C'est une confusion fréquente. Ce n'est pas une religion au sens occidental du terme.

Le confucianisme est avant tout un système éthique et politique.

Le Taoïsme comporte une dimension spirituelle, mais il existe à la fois comme philosophie et comme religion organisée.

La pensée chinoise repose surtout sur :

  • une vision cosmologique (Yin/Yang, Cinq éléments),
  • une conception relationnelle de l'individu,
  • une recherche d'harmonie plutôt que de vérité absolue.

Elle ne repose pas sur un dogme unique ni sur la foi en un dieu créateur. Il est donc plus juste de parler de traditions philosophiques que de religion au sens strict.

La philosophie chinoise influence-t-elle encore la Chine moderne ?

Oui, profondément.

Même dans la Chine contemporaine, marquée par la modernité et le développement technologique, les grandes structures mentales héritées de l'Antiquité restent visibles.

On retrouve aujourd'hui l'influence du confucianisme dans :

  • l'importance de l'éducation,
  • le respect de la hiérarchie,
  • la centralité de la famille,
  • la valorisation de l'harmonie sociale.

Les concepts du taoïsme apparaissent dans :

  • la médecine traditionnelle (MTC),
  • les arts martiaux,
  • la gestion du stress,
  • certaines approches du management.

Comprendre la philosophie chinoise, ce n'est pas étudier un héritage figé et poussiéreux : c'est comprendre des logiques culturelles toujours actives dans la société chinoise actuelle.

Conclusion : penser chinois pour mieux parler chinois

Bien parler chinois c’est connaître au minimum les grands fondamentaux de la pensée chinoise et de ses philosophies, cela pour plusieurs raisons :

·     Les discours chinois y font fréquemment référence,

·     Des termes anciens sont souvent utilisés dans les textes,

·     Même un survol de cette pensée multimillénaire nous permet de comprendre certaines réactions, certains silences,

·     Nous l’avons vu, parler chinois n’est pas traduire du français « mot à mot » mais entrer dans une logique du discours qui n’a rien à voir avec la logique linéaire occidentale.

S’intéresser à la pensée chinoise élargit votre propre manière de voir et de penser. Comme le dit François Julien, un grand sinologue français, penser chinois c’est « penser l’impensable ».

Chez MandarinMaster, l'accès à la philosophie et à la pensée chinoises fait partie intégrante de l'apprentissage de la langue. Nos apprenants sont interssés par cet aspect qui leur permet de comprendre de l'intérieur leurs interlocuteurs chinois avant de communiquer avec eux dans leur langue.